Le chiffre de la semaine

Des entreprises tricolores rencontrent des difficultés de recrutement;

52%


SOMMAIRE

- Solutions pour quitter son job

- Les entreprises ont du mal à recruter

- Les congés payés (CP)

- Français, retraite et emploi des seniors : résultats d'une nouvelle étude Odoxa

- Mettez vos atouts en valeur directement sur place

- Pourquoi changer de job ?

- Les entreprises doivent changer leur culture de l'emploi

- Faut-il bannir le mot "sénior" ?

- Réduction d'indemnisation chômage


Comment quitter un travail ?

Par Juliette Bergé

La démission

Elle offre la possibilité aux salariés de rompre leur contrat de travail de leur propre initiative. Votre employeur est obligé de l’accepter. Cette option permet donc aux salariés de quitter leur entreprise dès qu’ils le avec toutefois certaines contraintes : « La difficulté de cette option, c’est qu’on n’a pas d’indemnités de licenciement donc on part sans rien, même si on a vingt ans d’ancienneté. On n’a pas non plus les indemnités chômage. Si, par exemple, le nouvel emploi qu’on a trouvé ne se passe pas bien, on se retrouve en difficulté, car on se sent prisonnier sans pouvoir bénéficier d’indemnités chômage. » confie Audrey Ballu-Gougeon. « La démission c’est vraiment le dernier choix, la dernière démarche à effectuer. »

La rupture conventionnelle

Contrairement à la démission, la rupture conventionnelle ne dépend pas uniquement de vous. C’est une rupture de contrat de travail à l’amiable. Elle résulte d’un accord entre le salarié et l’employeur. Ce dernier peut d’ailleurs refuser cette demande, ne vous laissant pas d’autres choix que de rester ou de démissionner.

Cette option est souvent la plus intéressante d’un point de vue financier pour le salarié : « L’avantage d’une rupture conventionnelle, c’est qu’on peut avoir une indemnité. Si on a, par exemple, quatre ans d’ancienneté, dans la plupart des cas on va avoir un mois de salaire, ce qui apporte un petit coussin de sécurité au moment de changer de vie professionnelle. On va pouvoir aussi bénéficier des indemnités Pôle emploi, elles seront dues si on n’a pas retrouvé d’emploi ou si le nouvel emploi se passe mal », explique Me Ballu-Gougeon.

« Deuxième avantage de la rupture conventionnelle : on part en bons termes avec son employeur ce qui est pour moi l'un des volets à mettre en avant puisqu’on sera peut-être amené à le retrouver », ajoute notre experte.

Comment aborder le sujet de la rupture conventionnelle avec son employeur ?

Prévoir un rendez-vous

Avant tout, par politesse et respect, demandez un rendez-vous avec le directeur ou le DRH. Même si les rapports sont délicats, il faut impérativement éviter le courrier ou le mail.

Lors de ce rendez-vous, restez dans un dialogue constructif avec votre employeur. Il ne faut pas être dans la revendication mais expliquer ce que vous ressentez et pourquoi vous voulez une rupture de votre contrat de travail.

Pendant cet échange, vous pourrez aussi convenir d’une date de départ avec votre employeur, puisque la rupture conventionnelle n’entraîne pas de durée de préavis à respecter.

Expliquez les raisons de votre départ

Votre employeur voudra sûrement savoir pourquoi vous voulez partir : cela peut être une charge de travail trop importante, une mauvaise relation avec son responsable, des fonctions qui ont été rétrogradées.

Vous pouvez aussi être confronté à des cas de discrimination, si vous êtes une femme, par exemple, et que votre collègue masculin a une rémunération plus importante, alors qu’il occupe un poste similaire avec un diplôme équivalent.

Vérifiez bien l’indemnité prévue par votre employeur

À la fin de vos démarches, vérifiez la somme proposée par votre employeur : Regardez si la somme est en net et si elle comprend vos congés payés, car c’est quelque chose qui vous est dû même si vous êtes démissionnaire .


À quelles difficultés de recrutement les entreprises françaises sont‐elles confrontées ?

Bulletin de la Banque de France


Prendre des congés quand on vient de commencer un nouveau job ?

Par Juliette Bergé | Publié le 12/04/2023

Vous avez été embauché il y a moins d’un an mais vous avez envie de prendre des vacances dans les prochaines semaines ? C’est tout à fait possible et c’est même prévu par le Code du travail !

Dès que vous travaillez et quel que soit votre contrat de travail, vous accumulez des congés. Tout salarié obtient 2,5 jours de congés payés par mois. Vous avez travaillé deux mois au sein d’une même entreprise ? Vous avez donc le droit à cinq jours de congés et vous pouvez déjà les prendre sans avoir besoin d’attendre la date officielle de référence fixée au 31 mai. Exemple : vous avez commencé votre nouveau job début mars 2023 mais vous avez envie de profiter des week-ends printaniers ? Vous pouvez prendre 2,5 jours dès le mois d’avril.

Ce n’était pas le cas autrefois mais la loi El Khomri du 8 août 2016 a permis l’instauration des congés anticipés pour tous les salariés, sous réserve de l’accord de votre manager, sans attendre le 1er juin de votre année d’embauche. Cette nouvelle règle est même inscrite dans le Code du travail.

Comment bien poser vos jours de congés anticipés ?

Congés anticipés ne veut pas dire vacances illimitées. Vous ne pouvez prendre que des jours acquis depuis votre premier jour de travail dans l’entreprise. Votre employeur ne vous fera pas crédit de ceux qui n’ont pas été encore acquis. Par exemple, si vous avez été embauché au début de l’année, le 2 janvier 2023, vous ne pourrez pas prendre plus de 12 jours de congés anticipés avant le 1er juin 2023. Si vous avez envie de plus longues vacances, vous devrez faire une demande de congés sans soldes et vous ne serez pas payé pendant ces jours supplémentaires de repos. Ou vous devrez poser des RTT si vous en bénéficiez.

Les congés anticipés fonctionnent pour tous les salariés, même après plusieurs années au sein d’une même entreprise. Il est toujours possible de prendre des congés dès leur acquisition mais ils vous seront décomptés de votre nombre total de jours de congés. Ainsi, quand s’ouvrira la période officielle de prise de congés à partir du 31 mai, vous aurez moins de jours à poser. Veillez donc à ne jamais épuiser totalement votre solde pour pouvoir prendre des congés tout au long de l’année ! Sauf convention collective plus favorable, un salarié ne peut pas obtenir plus de 30 jours ouvrables soit 5 semaines de congés payés !

Est-ce bien vu de prendre des congés la première année de son embauche ?

Tout dépend de la culture de votre entreprise. Renseignez-vous auprès de vos collègues sur la pratique des congés anticipés. Certains employeurs peuvent ne pas le recommander mais dans les faits, rien ne vous empêche de les poser. Votre manager peut seulement vous les refuser si vous les poser pendant une forte période d’activité de l’entreprise. Si vous envisagez de prendre des congés avant la date officielle du 31 mai, discutez-en avec votre manager au préalable afin de lui exposer votre demande. Quand il s’agit d’aborder la question des congés, respect et communication sont la clef !

Mes projets de vacances sont tombés à l’eau… puis-je changer la date de mes congés ?

Par Hugo Diverres | Publié le 12/04/2023

Les congés payés sont très encadrés légalement. Si vos congés ont déjà été validés, vous ne pouvez pas les modifier comme bon vous semble : vous devez obtenir l’accord de votre employeur. Et si vous partez quand même aux dates qui vous arrangent, malgré son refus ou sans lui avoir demandé, vous vous exposez à des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement.

De son côté, votre employeur ne peut pas non plus faire tout ce qu’il veut. Une fois validés, il ne peut plus modifier vos congés au moins un mois avant la date prévue (article L3141-16 du Code du travail). Vous disposez donc d’un délai de 30 jours avant le début de vos congés pour lui faire parvenir une demande de rectification. Pour éviter tout litige, mieux vaut lui transmettre une demande formelle par écrit.


Français, retraite et emploi des seniors : résultats d'une nouvelle étude Odoxa

Une étude intéressante sur le ressenti des Jéniors/Séniors en entreprise et sur celui des employeurs : 

Etude Odoxa


Allez au contact direct !

En ne passant pas par les canaux habituels (cabinets, plates-formes....) mais en se rendant directement dans les entreprises qui recherchent du personnel qualifié et expérimenté, vous avez la possibilité de vous montrer réellement et de présenter de manière significative vos atouts majeurs. Ce contact physique peut être l'élément déclencheur d'un entretien direct car se présenter comme senior quinquagénaire permet de déconstruire les préjugés de l'employeur (trop figés dans un CV et/ou une lettre de motivation) :

Votre discours fera apparaître :

  • Une meilleure disponibilité
  • Un faible taux d'absentéisme
  • Une solide expérience
  • Des facilités en management d'équipe
  • Une personne rapidement opérationnelle
  • Un profil moins impulsif, prenant du recul et cédant moins au stress
  • Un salarié stable (et une réduction du turnover en entreprise)

Que des valeurs que recherchent les entreprises mais que les cabinets et intermédiaires du recrutement oublient de prendre en compte dans leurs recherches.

De plus, vous serez à même de les convaincre que vous êtes leur SOLUTION !


Les typologies de souhaits de reconversion

Se reconvertir pour plusieurs raisons

  • Quête de sens
  • Nécessité de rebondir
  • Lassitude, envie d’un second souffle
  • Recherche de meilleures conditions de travail
  • Désir de promotion sociale

On doit évidemment parler de la fameuse quête de sens. Vous savez celle qui vous fait sentir en décalage entre votre boulot et vos aspirations, entre vos valeurs et votre formation initiale. Bref, un job qui, au quotidien sur le terrain, ne vous correspond plus.

Pour certains, c’est la lassitude du métier qui amorce des velléités de changement. « Ils souhaitent se relancer en acquérant de nouvelles compétences et en exerçant un nouveau métier », précise l’étude Apec.

D’autres doivent faire face à une dégradation de leur environnement de travail pouvant aller jusqu’à la rupture du contrat (licenciement, rupture conventionnelle, etc.).

Enfin, le manque de reconnaissance professionnelle, en termes de salaire ou de promotion, génère aussi une insatisfaction, qui pousse les cadres à envisager un projet de reconversion.

(source CADREMPLOI)

L'idéal, serait peut-être un changement radical pour sortir de sa zone de confort et de se sentir toujours d'attaque pour de nouveaux défis. C'est aussi ça notre force !


"La première clé pour l’emploi des seniors, c’est un changement de culture dans les entreprises."

(Parole de ministre)

Autrement dit, il faut une réforme sociétale, un vaste chantier qui risque de durer des années, comme celui de la parité femmes-hommes dont les premiers bénéfices ont mis vingt ans à se voir sur le terrain et a été assorti de quotas et de sanctions financières pour les entreprises réfractaires.

Bref, si la réforme est prête à être votée, et adoptée après les discussions devant les assemblées, il est fort à parier que les seniors restent les grands absents sur les bancs, dans les amendements, comme dans les cortèges syndicaux.


Pour éviter toute discrimination par l'âge, faut-il bannir le mot "sénior" du vocabulaire ?

L'Oréal, dans le cadre de son programme "L'Oréal for all generations" a interrogé ses collaborateurs. Etienne Gousson précise : "Il en ressort que le mot "sénior" ne plait à personne car il renvoie à l'image du retraité. Chez L'Oréal, nous préférons utiliser le terme de "plus expérimenté", car l'expérience est leur commun à valoriser."

Dans les offres d'emploi, le cabinet LHH recommande de bannir également le mot senior. "Certains métiers, comme l'audit, l'utilisent encore mais nous conseillons de les traduire en français par "Consultant expérimenté" plutôt que "consultant sénior", souligne Anthony Maldera.

Carole Ferté précise : "Sur Cadremploi, nos algorithmes suppriment systématiquement les mentions liées à l'âge. De plus, nous avons des équipes relations clients qui font des recommandations sur la formulation des offres d'emploi afin qu'elles soient légalement irréprochables et utiles aux candidats. Aux candidats, nous recommandons de s'exprimer sur leurs "expertises" quand ils ont de l'expérience. L'expérience renvoie au nombre d'années tandis que l'expertise renvoie aux nombre d'années dans le métier." (source CADREMPLOI)


Réduction de la durée d’indemnisation : ce qui change au 1er février 2023 :

(Source CADREMPLOI)

Le principe de calcul

Fini le principe du « un jour travaillé, un jour indemnisé ». On attend encore le décret d’application relatif aux nouvelles règles des allocations chômage issu de l’adoption de la loi « Marché du travail » promulguée fin décembre 2022, mais voici tout de même ce qui change au 1er février 2023 si vous vous inscrivez au chômage. Désormais la durée des allocations chômage va dépendre de la situation du marché du travail.

Allez, essayons de faire simple :

  • Si le taux de chômage global est inférieur à 9% et qu’il n’a pas progressé de plus de 0,8% sur un trimestre, votre durée d’indemnisation sera réduite de 25%.
    Exemple : vous avez travaillé pendant 24 mois, vous vous retrouvez au chômage, la conjoncture est « bonne », vous percevrez 18 mois d’allocation chômage.
    A noter le maintien d’un plancher de 6 mois pour la durée minimale d’indemnisation.
  • Si le taux chômage est supérieur à 9% ou qu’il a progressé de plus de 0,8% sur un trimestre, ce sera retour à l’ancien système.
    Exemple : vous avez travaillé pendant 24 mois, vous vous retrouvez au chômage, la conjoncture est « mauvaise », vous percevrez 24 mois d’allocation chômage.

Pour que la situation du marché du travail repasse dans le « vert » et donc que votre durée d’indemnisation soit de nouveau réduite, il faudra que le taux de chômage repasse sous la barre des 9% durant 3 trimestres consécutifs.

Qui est concerné ?

Tous les demandeurs d’emploi (y compris les séniors à partir de 53 ans) qui s’inscriront au chômage à partir du 1er février 2023.

Rappel

Cette loi n’est pas rétroactive, donc si vous êtes en ce moment éligible à l’allocation de retour à l’emploi (ARE), vous continuez à bénéficier de la durée d’indemnisation actuelle (24 mois) jusqu’à l’épuisement de vos droits.

Exceptions

Ces nouvelles règles valent donc pour tous sauf pour :

  • les intermittents du spectacle,
  • les bénéficiaires du contrat de sécurisation professionnelle (CSP),
    les marins-pêcheurs,
  • les dockers,
  • les expatriés
  • et les résidents d’Outre-Mer.
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