- Le burn-out dans la recherche d'emploi
- Parole de ministre
- L'échéancier des retraites
- Le nouveau mode de recrutement
- 3 questions sur le refus de l'article 2 index "Séniors"
- Pourquoi le recrutement des séniors est-il difficile ?
- Pourquoi les entreprises doivent garder leurs salariés expérimentés
- L'heure du bilan
- Nouvelle vie professionnelle : les 3 questions à se poser avant de faire une reconversion
Le burn-out est régulièrement employé pour ceux qui sont en poste - la pression, les contraintes professionnelles et personnelles, la météo (!!).. sont souvent les déclencheurs du burn-out auquel on ne s'attend pas forcément.
Pourtant, après avoir pris la décision de changer de cap et se reconvertir pour se sentir "encore vivant et utile" et même après toutes les études de projets, la finalité n'est malheureusement pas toujours au rendez-vous. On n'arrête pas d'envoyer des CV, des lettres de motivation, se déplacer, se vendre... et au final rien ! Notre expérience, notre savoir-être et savoir-faire n'impacte même pas les entreprises et autres cabinets de recrutement. Pourquoi ? toujours l'argument de "l'âge" qui se cache derrière le "profil non adapté" !
Les déceptions incessantes, les relances toujours sans réponse et ce manque de respect de nombre de recruteurs et cabinets qui ne prennent pas le temps d'étudier nos candidatures si bonnes soient-elles, peuvent aussi aboutir à ce burn-out reconnu lorsque l'on est en poste mais totalement écarté lorsque l'on est en recherche d'emploi !
«Les seniors (et les jéniors), ce sont des talents, de l’expérience et des compétences à valoriser. On a des décennies de belles paroles sur le sujet, moi, je veux du concret», explique Olivier Dussopt, ministre du travail.
Outre l’âge légal, le ministre multiplie les pistes pour doper le nombre des plus de 55 ans en activité.
Comme une ritournelle, le sujet de l’emploi des seniors revient dans l’actualité… Passage obligé de toute réforme des retraites depuis deux décennies, le gouvernement a lancé il y a deux semaines une concertation pour améliorer l’employabilité des plus de 55 ans. En se fixant le plein-emploi à horizon 2027, l’exécutif sait qu’il doit s’attaquer au problème. Car si le taux d’emploi des seniors est passé en quinze ans de 38% à 56%, il reste faible. La France se situe en dessous de la moyenne européenne pour les 55-64 ans (60 %) et accuse un net retard par rapport à l’Allemagne (72 %). La marge de progression se situe sur les 60-64 ans, un actif sur trois seulement de cette tranche d’âge travaillant en France… (source : Le Figaro)
(source : Journal du net)
Si le texte est bien adopté en juillet 2023, comme le prévoit l'exécutif, alors les personnes nées entre le 1er juillet et le 1er décembre 1961 seront les premières impactées par le report de l'âge légal de départ en retraite.
Pour ce faire, l'exécutif envisage ainsi de relever progressivement cet âge de 4 mois par an, afin d'atteindre les 64 ans en 2027, puis les 65 ans en 2031. Voici le calendrier qui pourrait voir le jour avec la réforme des retraites :
Cette mesure vise notamment à allonger la durée moyenne de cotisations des travailleurs. Une réforme nécessaire selon l'exécutif, pour financer un système de retraite déficitaire d'environ 12 ou 20 milliards d'euros en moyenne chaque année d'après le Conseil d'Orientation des retraites.
par Francis Boyer
Selon la dernière enquête de B.M.O. (Besoins en main-d’œuvre), les entreprises françaises ont plus de 3 millions de projets de recrutement en 2022 mais 57,9% de ces recrutements sont jugés difficiles (13 points de plus qu’en 2021) alors que, de l’autre côté, le nombre de demandeurs d’emploi stagne à 7% depuis un an.
Non seulement les entreprises ne parviennent plus à recruter mais elles doivent en parallèle faire face à un important turn-over. Le nombre de ruptures contractuelles à l’initiative des salariés augmente et devient historiquement haut à environ 500.000 démissions par trimestre depuis la fin de l’année 202.
Dernier point important, entre 255.000 et 390.000 recrutements ont été abandonnés en 2021, faute de candidats adéquats, selon Pôle Emploi.
Comment faire face à ce « casse-tête » ?
Faire confiance aux Jéniors que nous sommes !
Lire Questions ?
Plus d'explications : Qu'est-ce que l'article 2 index "Séniors" ?
En préambule, à la question « à partir de quel âge, ou de combien d’années d’expérience est-on senior ? », un premier écart apparaît entre les deux collèges de répondants : les recruteurs considèrent qu’un salarié est senior à plus de 49,6 ans et peut être considéré comme tel s’il a seize ans d’ancienneté sur un même poste, contre 52,7 et 18,5 ans d’ancienneté chez les candidats potentiels.
De plus, 40 % des candidats associent le mot senior à « une personne d’un certain âge », contre 16 % des recruteurs. Ce seuil situé autour de 50 ans est socialement construit, et explique un certain nombre de discriminations, selon la sociologue Anne-Marie Guillemard : « La question du seuil de séniorité est absurde, il faut qu’on arrête de segmenter par l’âge, ce n’est plus pertinent, juge la professeure émérite de sociologie à l’université Paris-Cité.
Pour Olivier Dussopt, ministre du travail, les mauvais résultats de la France s’expliquent en partie parce que « notre système économique n’a pas la culture de l’emploi des seniors ». Il déplore aussi « des dispositifs qui peuvent être perçus comme des encouragements, pour les employeurs, à se séparer des seniors », comme « la durée maximale d’indemnisation chômage, qui, à partir de 55 ans, passe de vingt-quatre à trente-six mois ».
De son côté, le Sénat déplore que notre système d’assurance-chômage « continue d’alimenter un dispositif implicite de préretraite qui gonfle le nombre de chômeurs indemnisés trois années avant l’âge légal de la retraite ». Les règles d’indemnisation prolongées pour les salariés âgés et les dispenses de recherche d’emploi conduisent à des effets de substitution entre les régimes de retraite et les régimes du chômage. Pour les sénateurs, Pôle Emploi doit accentuer son accompagnement sur les seniors. On pourrait aussi recourir à des prestataires spécialisés sur ces publics. Il faut aussi favoriser le cumul emploi retraite en se penchant sur toutes les conditions qui découragent les salariés et les employeurs d’y avoir recours. Cela passe par la réforme du cumul emploi-retraite en faisant en sorte que les cotisations des retraités salariés soient créatrices de droits. Ou symétriquement, pour ceux qui le souhaiteraient, permettre une exonération de cotisations retraite. De nombreux pays ont mis en œuvre des politiques actives pour l'emploi des seniors. Le vieillissement de la population active ne peut pas être le prétexte au statu quo.
Tant chez les DRH que chez les managers, le regard sur les cadres de plus de 55 ans doit impérativement évoluer. Comme le précise Anne Flahaut, consultante à l'APEC : “Ils gagneraient à considérer la possibilité d’identifier le capital compétences de ces profils expérimentés, et à se questionner sur la façon d’accompagner le développement de ce capital”.
Les cadres exprimentés recherchent de la stabilité, un cadre de travail épanouissant, mais aussi de la reconnaissance. Ils souhaitent continuer à évoluer et à relever des défis. À l’ère du travail hybride, ces apporteurs de solution et d’expérience pourraient facilement être mobilisés sur des projets transversaux, et aider leurs entreprises à devenir plus souples et plus flexibles. Leur expérience peut être mise à profit pour transformer leurs organisations”, conclut Anne Flahaut.
"J'arrive dans la cinquantaine et je sais que je peux encore être utile à notre société d'aujourd'hui. Mais de quelle manière ?"
Qui suis-je ? Où j'en suis ? Quelles sont mes envies ? Quels sont mes objectifs ? Comment va s’organiser ma nouvelle vie une fois à la retraite ? Quel sera mon plan d’actions ?
Voici des questions simples sur lesquelles peuvent s’articuler une remise en question.
Il s’agit dans un premier temps de sonder et d’analyser sa personnalité, pour bien comprendre comment l’on fonctionne et quels sont les moteurs qui nous animent. Autant de paramètres qui permettront à terme d’opérer les bons choix.
Il s’agit ensuite de s’autoriser à rêver, en exprimant ses désirs les plus profonds et les plus secrets. À partir de là, chacun est en mesure de se fixer des buts qui prennent en compte ses besoins réels et sa personnalité ; autrement dit, chacun s’assigne des objectifs atteignables.
On entre alors dans la phase la plus concrète du projet, au cours de laquelle l’"aspirant retraité" élabore un plan d’actions progressif et motivant, c’est-à-dire réalisable. Il ne lui reste plus alors qu’à passer à l’acte, après avoir planifié ses priorités.
Rappelons d’ailleurs que prendre sa retraite ne signifie pas forcément « arrêter de travailler ». De nombreux seniors auront demain une carte à jouer en proposant leurs compétences aux entreprises, tout en mettant en avant leur flexibilité.
Un programme, tel que celui-ci, vous est proposé par la société" "Le Grand bain".
Il peut-être d'ailleurs finançable grâce au Compte Personnel de Formation.
Par Stéphanie Davalo | Publié le 03/11/2021
On entend beaucoup de reconversions radicales, on voit dans les médias des avocats devenus ébénistes ou des directrices marketing parties élever des chèvres ! Il y en a, et ce sont de belles histoires. Mais d’une part, il est important de ne pas voir seulement le beau côté des choses (dans l’élevage de chèvres, il y a aussi la traite très tôt TOUS les matins de l’année) et d’autre part, il faut garder en tête qu’il y a toutes sortes de reconversions. Des radicales comme celles-ci, mais aussi de petits pas de côté qui permettent de se sentir mieux : reprendre confiance en soi en acquérant de nouvelles compétences via une formation, évoluer en interne dans son entreprise, changer de cadre de vie, monter un projet en parallèle de son job etc.
Vous pouvez décider d’accepter que votre emploi n’est pas le lieu d’épanouissement principal de votre vie (et ça va mieux en le disant), et trouver une source de joie à côté (art, loisirs, activité bénévole…) qui vous comblera. Une reconversion n’induit pas forcément recommencer de zéro !
Nous n’avons pas tous un don pour la cuisine, la peinture ou la musique mais nous avons tous des talents, ces qualités naturelles parfois difficiles à reconnaitre. Pour les détecter, trouvez ce compliment auquel vous avez toujours envie de répondre par « oui c’est gentil mais ça tout le monde sait le faire ! » (Et non, justement ! Si cela vous semble si simple, c’est que c’est un talent !) Par exemple : organiser des repas/soirées/WE entre amis, animer une discussion à table et argumenter, cuisiner, donner des conseils de déco etc…Quelque chose que vous aimez faire, que vous faites naturellement, sans difficulté. Si vous n’arrivez pas à trouver par vous-même, vous pouvez poser cette question à votre entourage « Pour quel domaine me demanderais-tu conseil ? ». A partir de cela, vous pouvez tirer le fil pour chercher des métiers dans lesquels vous pourriez mettre ces talents à profit.
Pas simple de tirer ce fameux fil tout seul. Une reconversion prend du temps, souvent plusieurs mois et, comme pour n’importe quelle discipline, on peut le faire de manière autodidacte mais on avance bien plus vite si on a un professeur. Ce prof, ça peut être un coach, un organisme de bilan de compétences ou une autre structure d’accompagnement. Au salon Nouvelle Vie Pro, des coachs proposent des séances de flash-coahing gratuites et tous les acteurs de la reconversion sont là pour vous renseigner sur l’accompagnement adéquat, les aides et financements possibles, les différentes formations, secteurs qui recrutent etc. C’est rare qu’ils soient tous réunis en un seul lieu, c'est donc l’occasion idéale de venir poser toutes vos questions !
Le titre II rassemble les mesures favorisant le retour à l’emploi des travailleurs expérimentés. La PPL intègre ainsi la problématique de l’accompagnement spécifique des salariés âgés de plus de 50 ans dans la convention pluriannuelle tripartite État-Unedic-Pôle emploi. L’objectif est que Pôle emploi soit en mesure de recenser l’ensemble des initiatives menées au profit des seniors, d’en évaluer l’efficacité et d’assurer la diffusion des mesures les plus efficaces.
Enfin, le titre III propose de quoi améliorer le passage de la vie professionnelle à la retraite. Le cumul emploi retraite, qui souffre d’un déficit de notoriété, n’a pas connu un développement important car il ne permet pas aux assurés partis à la retraite et qui continuent de travailler de se constituer de nouveaux droits. Ainsi, la PPL permet aux cotisations versées par les travailleurs en situation de cumul emploi retraite de générer des droits. Le Haut-commissaire à la réforme des retraites préconisait déjà, dans le projet de loi instituant un système universel de retraite, de rendre possible la reprise d’une activité, sans plafond ni limite à compter de l’âge du taux plein, afin de cumuler une pension et un revenu d’activité et de constituer de nouveaux droits sur la base de cette activité.